Partage des Responsabilités : ça brûle au FCC, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi interpellés

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Par Oscar BISIMWA
congoreformes.com

Le FCC est-il au bord de l’implosion ? Non, rétorque à cette question de congoreformes.com un cadre du FCC qui a requis l’anonymat. Dans toutes les familles il y a toujours les linges sales et ils se lavent à l’intérieur, argumente-t-il.

Mais ceux (les linges) du PPRD et l’AFDC sont visiblement imbibés d’huile de palme avec des taches tellement coriaces qu’ils nécessitent visiblement l’intervention d’un détergent efficace dont le parfum risque de sortir des limites familiales.

Le partage des responsabilités oppose farouchement les deux premiers nés de la famille politique de l’ex Chef de l’État Joseph Kabila en l’occurrence le PPRD et l’AFDC-A. Cette dernière accuse le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie de vouloir s’accaparer de tous les postes clés, particulièrement, la direction de toutes les institutions, foulant aux pieds le poids politique des autres forces du regroupement.

C’est désormais un secret de polichinelle, l’AFDC-A du Sénateur Modeste BAHATI LUKWEBO revendique la Primature ou la présidence du Sénat, le PPRD ayant déjà pris la présidence de l’Assemblée nationale avec Jeanine Mabunda.

Il convient de rappeler que ces trois postes clés sont attribués au FCC dans son alliance avec le CACH en fonction de son poids politique. « Mais ce poids n’est pas l’œuvre d’un seul parti pour que le PPRD se tape la prétention de jouir seul de la moisson », souligne un cadre de la formation politique du Président Kabila qui rappelle les équilibres au sein du FCC.

« Le partage des responsabilités doit tenir compte du poids global du FCC dans lequel le PPRD et sa mosaïque ne pèsent que le tiers (1/3) soit 116 députés sur 335. Les alliés qui totalisent 219 députés nationaux ne peuvent assister impuissants à la dictature interne au sein du FCC », déclare le Président d’un autre regroupement membre du FCC qui affirme, en passant, que ce que soulève l’AFDC-A est réellement ce que murmurent les autres regroupements du FCC.
Comme on le voit, le non-respect des textes et des principes présage un ouragan au sein du FCC. »

En effet, indique-t-il, avec 112 députés, nationaux (42) et provinciaux (70) l’AFDC-A est logiquement la première force du FCC, devant le PPRD qui en compte 110 (52 nationaux et 58 Provinciaux). L’AFDC-A est donc une grande force. Ne pas le reconnaître c’est confirmer cette affirmation d’Antoine C. Gabriel selon laquelle « le mérite d’autrui incommode les gens vains ».

Le regroupement Politique du Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO est donc en droit de diriger une des deux institutions encore en lice à savoir le gouvernement et le sénat. Et ce n’est pas une faveur que nous demandons. C’est un droit que nous revendiquons, précise-t-il.

À Kinshasa tout comme dans toutes ses fédérations des provinces, cadres et militants de l’AFDC préviennent qu’ils ne se laisseraient pas faire cette fois-ci et mettent en garde le PPRD dans sa tendance hégémonique.

KABILA ET TSHISEKEDI INTERPELLÉS

L’Autorité morale du Front commun pour le Congo, Joseph Kabila est ici interpellé. Il est le seul à même d’éloigner ce démon de l’injustice, de la frustration et le risque d’embrasement qu’il comporte.

Selon une source digne de foi, « plusieurs mémorandums adressés à l’Autorité Morale du FCC Joseph Kabila Kabange avec copies à son Coordonnateur par le Regroupement AFDC-A, sont restés sans réponse ».

Ces injustices et frustrations devenues récurrentes dans sa famille politique peuvent générer des conséquences néfastes sur la vie du FCC et déboucher sur la déstabilisation des institutions du pays.

Cette situation interpelle aussi le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef politique du Cap pour le changement, coalition membre de la nouvelle majorité parlementaire. En tant que garant du bon fonctionnement des institutions, une déstabilisation des institutions du fait d’une crise dans une plateforme ne serait pas de nature à l’aider à appliquer sa vision du changement surtout en ce moment où l’on a besoin de renforcer la cohésion nationale.

LA SONNETTE D’ALARME

Dans notre éditorial du 03 mars intitulé : « FCC: primature, présidence du parlement, tout pour le PPRD, aux autres les sornettes », nous prévenions que cette ambition du PPRD à diriger toutes les institutions, renvoyant les autres sociétaires du FCC aux seconds rôles allait créer des frustrations dont les conséquences peuvent être néfastes sur le fonctionnement des institutions.

Ça y est. « Au dernier jour, vous direz que j’étais prophète, chantait l’artiste musicien Koffi Olomide ». Mais il y avait plus que la prophétie dans cette réflexion. Une sonette d’alarme contre cette tendance qui a tout pour être qualifiée d’égoïste, l’égoïsme, étant le véritable mal du siècle, comme disait Samuel Ferdinand.

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