RDC-Chine : un exemple de partenariat Sud-Sud…

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La signature par l’Office des voiries et drainage (OVD) des contrats avec des entreprises chinoises pour la construction d’ouvrages de voirie permettant de fluidifier la circulation sur certains carrefours de la ville de Kinshasa est une excellente nouvelle. En effet, depuis quelques année, la ville de Kinshasa connaît des embouteillages monstres qui rendent la vie difficile aux kinois, car ils impactent leur mobilité et apportent des désagréments à tous les secteurs d’activités.

 

Devant l’insuffisance des infrastructures routières dans la capitale congolaise et la détérioration de certains axes routiers, des mesures urgentes étaient nécessaires. Je salue la réfection par l’OVD de certaines avenues de la capitale qui étaient devenues impraticables.

 

Pour les gros ouvrages comme les échangeurs ou les viaducs urbains (saut de mouton), on a fait appel à des entreprises chinoises.

 

Cela n’est pas anodin. On se souvient de la campagne qui a vilipendé les contrats signés avec la Chine il y a quelques années. Aujourd’hui on se rend compte que dans l’urgence les entreprises chinoises sont réactives. Elles présentent également l’avantage d’être souvent les moins disantes des soumissionnaires aux appels d’offres, avec un meilleur rapport qualité-prix et des délais de livraison parmi les plus compétitifs.

 

Généralement, les entreprises européennes ou américaines n’ont pas cet avantage de la réactivité et de l’attractivité tarifaire. Leur personnel est plus onéreux et leurs procédures de déploiement plus longues et plus coûteuses.

C’est pourquoi j’avais suggéré au chef de l’état de privilégier la coopération Sud Sud et d’engager une dynamique de développement avec les pays émergents.

 

Reste, la question des financements, sachant que la politique des institutions financières internationales est intimement liée aux intérêts des pays occidentaux. Là encore des alternatives existent avec notamment Chine, dont les capacités de financement sont parmi les plus importantes du monde. Il n’est pas non plus interdit de recourir à la formule « infrastructures contre matières premières » qui a fait ses preuves dans plusieurs pays en développement.

 

Cette formule étant rejetée par les institutions de Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale) qui avaient combattu les fameux « contrats chinois », il faut faire le choix soit de se jeter dans les bras de ces institutions et perdre notre marge de manœuvre ainsi qu’un temps précieux à cause des conditionnalités alambiquées, ou soit de piloter nous même nos partenariats dans des deals gagnant-gagnant…

 

 

Par Me Charles Kabuya

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