Politique

RDC : libre, l’opposant Eugène Diomi Ndongala plaide pour un Congo « plus juste et équitable »

Bénéficiant d’une libération conditionnelle, l’opposant Eugène Diomi Ndongala a quitté la prison de Makala à Kinshasa le 21 mars 2019 sous les acclamations de ses militants. Condamné en 2014 à dix ans de détention pour viol sur mineures, l’opposant fait partie des prisonniers politiques libérés par le président Félix Tshisekedi.

« Nous célébrons aujourd’hui une victoire (…). Nous avions rêvé d’un Congo-Kinshasa où il n’y aurait plus de prisonniers politiques, où les droits civils et politiques des citoyens seraient respectés. Ce rêve est devenu une réalité ». C’est par un appel à un « Congo nouveau, plus humain, plus juste et équitable » qu’Eugène Diomi Ndongala a réservé ses premiers mots en tant qu’homme libre.

Bénéficiant d’une mesure de libération conditionnelle du ministère de la Justice sur une instruction du président de la République Félix Tshisekedi, l’opposant congolais a quitté le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) le jeudi 21 mars. Il a quitté la prison de Makala accueilli par les cadres de son parti – Démocratie chrétienne – et célébré par ses militants.

PLUS JAMAIS LA JUSTICE DE NOTRE PAYS NE DEVRAIT ÊTRE INSTRUMENTALISÉE

« Plus jamais les Congolais ne devront subir ce que j’ai subi à cause de mes opinions publiques, plus jamais la justice de notre pays ne devrait être instrumentalisée. Nous dédions ce jour à tous les héros », a réagi l’ancien député dans la ville de Kinshasa en quittant la prison, tout en présentant « sa gratitude » au président Tshisekedi pour avoir « osé arracher du geôle de l’ancien président de la République [Joseph Kabila, ndlr] les prisonniers politiques » comme lui.

 

Stanis Bujakera Tshiamala (JA)

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