RDC-CIRGL-Insécurité-V. Kakese : «  Même pour l’exploitation artisanale des minerais, il y a des complicités nationales et internes »

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Par Esther Nsapu/CR

Entretien de Afrique.lalibre.beavec Kakese Vinalu, ambassadeur de la RD Congo à la Conférence Internationale pour la Région des Grands-Lacs (CIRGL) sur la persistance des groupes armés à l’Est de la RDC.

Il y a un an, en octobre 2017, à Brazzaville, les Etats membres de la CIRGL avaient appelé la RDC à faire plus pour neutraliser les mouvements comme les ADF ou les FDLR. Qu’est- ce qui a été fait concrètement et pour quel résultat ?

La Conférence Internationale pour la Région des Grands-Lacs (CIRGL) est un regroupement de 12 pays. Les chefs d’Etats se réunissent pour prendre des décisions et ces décisions sont adressées à des structures bien précises qui doivent les exécuter. Si c’est pour le secteur minier on demandera au ministre des mines. Si c’est pour un problème de sécurité on demandera des comptes au ministre de la défense.

Les Etats membres de la CIRGL ont demandé à la RDC d’éradiquer les groupes armés comme les ADF, les FDLR etc., et je pense que cette recommandation a été adressée à l’armée congolaise et c’est l’armée qui doit rendre des comptes. La Conférence Internationale pour la Région des Grands-Lacs (CIRGL)  a pris une décision et l’a confiée à une structure d’exécution qui est l’armée. En décembre prochain il y a une grande réunion qui est prévue et ça sera l’occasion d’évaluer toutes les recommandations qui ont été retenues.

Je pense personnellement que pour éradiquer les groupes armés à l’Est du Congo, il faut couper tous liens entre ces groupes armés et les personnes qui les entretiennent. Lorsque qu’on aura mis la main sur ces personnes, le problème sera résolu à 80%. Mais pour venir à bout des groupes armés il faut que nous-mêmes, Congolais, ne nous trahissons pas. Même pour l’exploitation artisanale des minerais, il y a des complicités nationales et internes qui font que ces minerais ne profitent pas aux Congolais. Ce sont ces complicités internes qu’il faut dénoncer pour espérer arriver à une véritable paix sur toute l’étendue du territoire national.

La persistance de l’insécurité dans la zone du Kivu peut-elle avoir un impact sur le scrutin de décembre 2018 ?

Oui, l’insécurité dans le Kivu peut impacter sur le scrutin de décembre si les mesures de sécurité ne sont pas prises en compte. Parce que là où il n’y a pas de paix, on ne peut rien faire, encore moins des élections. La période électorale, c’est un moment où il y a de vives tensions. La compétition est précédée par l’envie de gagner, alors tous les moyens sont utilisés. En politique, tous les moyens sont permis, l’essentiel c’est d’arriver aux résultats. L’insécurité est un handicap pour la bonne tenue des élections.

Les instances militaires et judiciaires devraient prendre des dispositions partout où il y a des foyers de tension tout en sécurisant les bureaux de vote et les populations. S’il y a des zones de conflits, c’est parce qu’il y a des richesses, comme au Kivu. Cette relation entre conflits et minerais est bien comprise par les chefs d’Etats membres de la CIRGL.

Les autres pays membres de la CIRGL peuvent-ils assister la RDC dans cette lutte contre les mouvements négatifs ?

Bien sûr, il y a eu plusieurs opérations dont Kimia leo, Amani leo, etc. que la RDC a menées avec le Rwanda et l’Ouganda. Museveni vient de s’exprimer afin de former une armée de la CIRGL, c’est-à-dire,  un Etat-major composé de militaires rwandais, ougandais et congolais afin d’éradiquer des groupes rebelles comme les ADF et les FDLR.

A Goma, dans le Nord-Kivu, il existe deux structures de la CIRGL comme le mécanisme de vérification élargie, qui comprend l’Etat-major des 12 pays membres de la CIRGL, mais également le service de renseignement de ces 12 pays qui mènent des actions.

Lorsque vous avez des problèmes chez vous, il faut chercher à savoir si vous n’êtes pas complice consciemment ou inconsciemment. Au niveau de nos Etats, ces questions devraient être posées. Pourquoi les groupes armés persistent-ils ? Où est-ce qu’ils amènent les minerais qu’ils exploitent ? A qui profite tout cela ? Nous devons connaître les sources de nos problèmes pour savoir bien les régler.

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