RDC- Nord-Kivu : le Parc National des Virunga victime de son  « pétrole »

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Par SAM (Reportage)

 

Au Nord-Kivu (Est de RD Congo), politiciens, économistes, écologistes et hommes d’affaires se disputent la gestion de ce patrimoine mondial de l’humanité. Les  uns très jaloux de sa diversité, faune et flore riches, les autres voulant à tout prix prendre ce risque d’exploration et d’exploitation du pétrole, avec tous les risques environnementaux possibles.

« Nous craignons que le gouvernement puisse faire le retour à la case de départ par rapport aux engagements internationaux. Nous pensons aussi que ce projet aura un impact sur les aires protégés et indirectement sur la survie des communautés locales qui, je rappelle, vivent à 90% des activités», s’alarmait Michael Batakunda, chargé de communication du consortium des organisations environnementales au Nord-Kivu.

Au mois de Juin passé, dans un Conseil des Ministres,  le gouvernement congolais avait eu l’idée de faire le déclassement par décret d’une zone à intérêt pétrolier. Cette zone concerne 172,075h dans le parc des Virunga soit 21,5% de la surface de ce patrimoine mondial de l’humanité. A en croire le ministre de l’hydrocarbure, le Virunga, plus ancien Parc d’Afrique, a une réserve   pétrolière estimée à 6758 milliards des barils avec les recettes budgétaires additionnelles de sept milliards de dollars.

En dépit de la détermination du gouvernement, le projet est loin de faire l’unanimité. Plusieurs organisations de la société civile actives dans la protection de l’environnement s’opposent en effet  au projet de désaffectation d’une partie du Parc National des Virunga au profit des firmes internationales qui exploitent le pétrole.

« Nous sommes entrain de nous battre pour que le pétrole ne soit pas exploité dans le Parc national des Virunga. Ce que nous attendons du gouvernement congolais, c’est de saisir le gouvernement ami ougandais pour bien s’informer par rapport à ce projet que de gère les conséquences éventuelles », rappelait Isaac MUMBERE du Réseau CREF après l’envoie auprès du Gouvernement d’une lettre ouverte signée par une dizaine d’organisation des pays des grands Lacs.

Dans plusieurs de ces communiqués, l’ONG Internationale Global Witness a toujours alerté sur les risques de pollution que court ce Parc national crée en avril 1924 des Virunga avec l’exploitation du pétrole sur le  lac Edouard en court en Ouganda.

En mars dernier dans un communique de presse rendu public, le ministère Ougandais de l’énergie a rendu public la liste de sept firmes pétrolières ayant été sélectionnées pour bénéficier des licences d’exploitation du pétrole dans les six blocs pétroliers, à l’occurrence le Bloc Ngaji, qui partage ses frontières avec le Bloc pétrolier 5 de la RDC. Un bloc qui fait partie intégrante du parc national des Virunga.

Il y a un an en effet, le gouvernement congolais avait dû renoncer à son projet d’exploiter le pétrole sur le lac Edouard après les pressions qu’avaient exercées des organisations nationales et internationales, l’interpellant sur le risque de pollution que couraient le plus vieux parc d’Afrique et le lac Edouard.

De l’avais de ces organisations de défense de l’environnement, le forage du pétrole dans le lac Edouard affecterait tous les patrimoines communs entre l’Ouganda. Global Witness avait appelé à la nécessité d’une tripartite RDC-Ouganda-UNESCO, avant toute activité. Soulignant que le bloc Ngaji dans le lac Edouard est classé patrimoine mondial de l’humanité.

En réponse le Ministre congolais des hydrocarbures, Crispin Atama Tabe avait indiqué que l’exploitation du pétrole peut se réaliser à cet endroit sans qu’il ne soit détérioré. « On le fait ailleurs, nous avons été en Ouganda, les buffles et les antilopes broutent allégrement à cote de l’endroit où l’on fait le  forage », avait affirmé le Ministre.

« Nous avons des animaux dans ce parc. Si on doit exploiter le pétrole, on doit donc forcer ces animaux à fuir ailleurs, en plus il faudra déboiser avec tous les risques sur le réchauffement climatique », regrettait un étudiant en Gestion de l’Environnement à Rutshuru.

Et aux spécialistes de préciser : « l’exécution de l’exploration et de l’exploitation du pétrole dans ce parc aura des conséquences fâcheuses sur l’écosystème.

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