Augustin Bisimwa : la solution à nos problèmes ne viendra pas de l’extérieur ; attention au plan de Balkanisation de la RDC

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Au-lendemain de la rencontre entre l’opposition et les membres du Conseil de sécurité des nations unies, samedi 06 octobre, Augustin Bisimwa, une figure de proue de la société civile en République démocratique du Congo a livré une analyse de faits qui titille les acteurs politiques et les interpellé. Il affiche certaines convergences avec l’opposition notamment en ce qui concerne le caractère non consensuel de l’utilisation de la machine à voter, mais exprime ses distances par rapport à la tendance de l’opposition à penser que la solution aux problèmes du pays doivent venir de l’extérieur.

Ci-dessous un extrait de l’analyse de l’activiste de la société civile, Augustin Bisimwa Mitima:

Mes chers compatriotes ! Y a t il au stade actuel un seul congolais de sang qui puisse exiger ou solliciter le déploiement d’une nouvelle armée étrangère de plus dans notre pays?
Soyons quand même sérieux.

Il est vrai que beaucoup de choses ne marchent pas, mais je nous invite à ne pas imaginer un seul instant, que la solution viendrait de l’extérieur. Avons nous pris conscience de l’existence du plan de balkanisation qui existe depuis longtemps ?

Nous disons « non » à la machine à voter, mais aussi « non » à l’entrée d’une quelconque armée étrangère dans notre pays. Nous devons croire en nos propres forces armées de sécurité pour sécuriser le processus électoral.

Les frères de l’opposition devront peser leurs mots et voir l’intérêt de la patrie en amont.
Qui ignore les bavures de forces étrangères sur nos populations et sur les richesses du pays.

Pourquoi l’opposition ignore que les experts de la société civile de notre pays, peuvent aussi observer le déroulement du processus électoral.
La participation des candidats exclus politiquement à l’élection présidentielle, tout un débat.
Est ce pour demander que le conseil de sécurité de l’ONU annule les décisions de la haute cour et que l’ONU remplacerait la cour constitutionnelle de notre pays?
Non à la machine à voter, oui au remplacement de monsieur Kalamba par un représentant de l’UDPS.
S’agissant des enrôlés sans empreintes digitales, je soutiens cette démarche tout en restant sceptique quant à son aboutissement sans casse.
Lorsqu’on enrôlait il s’agissait bien des électeurs.
Parmi ces électeurs enrôlés, étaient sortis les candidats.
Ma crainte se situe au niveau où si les candidats présidents et députés tant nationaux que provinciaux seraient concernés par ces enrôlés sans empreintes à élaguer du fichier, que sera le reste du processus ?

Nous y reviendrons.

Analyse de faits
Augustin Bisimwa.

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