Société

RDC : le Conseil de sécurité encourage à créer un environnement propice à des élections inclusives

Après le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité des Nations Unies a salué lundi 13 août 2018 l’engagement du Président congolais Joseph Kabila à se conformer à la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et à respecter les dispositions de l’accord politique du 31 décembre 2016.

 

Dans une déclaration présidentielle, les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des mesures prises récemment dans le processus électoral en RDC, avec l’enregistrement des candidats aux élections présidentielles et législatives prévues le 23 décembre prochain.

 

A un peu plus de quatre mois des élections, le Conseil a encouragé le gouvernement congolais et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à veiller à ce que toute demande d’appui logistique et technique à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) soit formulée dans les délais, afin de permettre à l’opération de maintien de la paix d’apporter le soutien sollicité.

 

Les 15 membres du Conseil ont souligné l’importance pour l’ensemble de la classe politique congolaise et des institutions chargées d’organiser les élections de garantir la réussite du processus électoral restant. Une telle réussite devant mener à un transfert pacifique du pouvoir, conformément à la Constitution congolaise et l’accord du 31 décembre 2016.

 

Ils ont encouragé toutes les parties prenantes congolaises à créer toutes les conditions nécessaires pour assurer un environnement propice à la conduite pacifique et inclusive des activités politiques et faire en sorte que les élections se déroulent dans les conditions requises de transparence, de crédibilité et d’inclusion, y compris la participation pleine et effective des femmes. Des conditions qui doivent être respectées à tous les stades et conformément aux obligations internationales de la RDC.

 

« Mise en œuvre efficace, rapide et sincère de l’accord du 31 décembre 2016 »

 

Le Conseil a réitéré qu’une mise en œuvre efficace, rapide et sincère de l’accord du 31 décembre 2016, y compris les mesures de confiance de l’accord, ainsi que le respect des droits fondamentaux et du calendrier électoral est essentiel pour la tenue « d’élections pacifiques et crédibles le 23 décembre, une transition démocratique du pouvoir et la paix et stabilité de la RDC ».

 

Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé qu’ils respectaient pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, conformément à la Charte des Nations Unies, et qu’ils s’engageaient à travailler en étroite coordination avec l’Union africaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté de développement de l’Afrique australe et d’autres acteurs régionaux clés pour « assurer la mise en œuvre intégrale de l’Accord et la conclusion réussie du processus électoral ».

 

MONUSCO, Canada, USA, EU, UA et Suisse saluent le retrait de Kabila

 

Dans un communiqué conjoint publié jeudi 9 août 2018, la cheffe de la MONUSCO, les ambassadeurs ou chefs de mission du Canada, des Etats-Unis, de la Suisse, de l’Union africaine ainsi que de l’Union européenne à Kinshasa félicitent le président Joseph Kabila d’avoir tenu son engagement de respecter la constitution.

 

D’après les signataires de cette déclaration, « la conclusion du dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et législatives en RDC, conformément au calendrier électoral de la CENI, constitue une étape clé sur la voie devant mener à la première alternance politique pacifique en RDC, grâce à des élections crédibles le 23 décembre 2018 ».

 

« Nous réitérons notre appel à toutes les parties à veiller à ce que le processus électoral et le transfert du pouvoir soient menés de manière transparente, pacifique et inclusive, conformément à la Constitution et à l’Accord de la saint-Sylvestre de décembre 2016 », écrivent-ils.

 

D’après eux, « l’engagement de tous les acteurs congolais en faveur d’élections crédibles, pacifiques et inclusives avant la fin de l’année renforcera la stabilité et la prospérité de la RDC et de toute la région ».

 

OIF : Michaëlle Jean salue la décision du Président Kabila

 

Le président Kabila a décidé de ne pas se porter candidat à sa propre succession pour un troisième mandant que la Constitution ne lui permet pas. Cette décision est saluée dans ce communiqué par la secrétaire générale de la Francophonie.

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, salue la décision du Président KABILA de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle du 23 décembre 2018, conformément aux dispositions de la Constitution congolaise.

 

« La Francophonie, en lien avec les partenaires régionaux et internationaux, intensifiera son soutien à la préparation et la tenue de l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Cette élection est déterminante pour la stabilité et la paix dans la région des grands lacs. J’invite tous les acteurs du processus électoral congolais pour contribuer à l’organisation des élections du 23 décembre 2018 dans un climat apaisé», a déclaré la Secrétaire générale.

 

Présidentielle : les candidats de l’opposition exigent le retour de Katumbi et le retrait de la machine à voter

 

Dans une déclaration commune publiée lundi 13 août 2018, les ténors de l’opposition, candidats à l’élection présidentielle formulent un certain nombre d’exigences au pouvoir en place avant les élections. Au nombre de ces exigences : le retour de l’opposant Moïse Katumbi qui n’a pas réussi début août à rentrer en RDC déposer sa candidature. Ils exigent aussi le retrait des machines à voter qui seront utilisées dans une élection au Congo pour la toute première fois.

 

La déclaration de l’opposition lue par Eve Bazaiba, est signée par Felix Tshisekedi, président de l’UDPS ; Jean-Pierre Bemba, président du MLC ; Freddy Matungulu de Congo na biso (CNB) et Vital Kamehre, président de l’UNC.

 

Les autres exigences de l’opposition sont :

 

-Le nettoyage du fichier électoral ;

-La libération des prisonniers politiques ;

-Le remplacement du délégué de l’UDPS à la CENI ;

-Le rapatriement de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi décédé à Bruxelles en février 2017.

 

Les opposants ont par ailleurs affirmé poursuivre leurs concertations en vue de la désignation d’un candidat commun autour d’un programme commun de gouvernance.

 

La Fondation katangaise plaide pour l’amnistie des prisonniers et exilés politiques

 

La Fondation Katangaise, une structure qui regroupe les associations socioculturelles de souche katangaise, exhorte le chef de l’Etat, Joseph Kabila d’amnistier les prisonniers et exilés politiques. Elle a fait ce plaidoyer, lundi 13 août 2018, dans une déclaration lue à la presse à Lubumbashi (Haut-Katanga).

 

« Une amnistie est plus qu’indispensable pour favoriser ce climat de paix et permettre aux prisonniers politiques et tous ceux qui vivent en exil de retrouver la liberté et de rentrer au pays. Ce serait une bonne chose », a estimé le président de cette structure, Raphaël Mututa.

 

Pour lui, une amnistie de la part du président de la République permettrait la tenue des élections inclusives et pacifiques dans le pays.

 

« Ce geste renforcera sûrement l’unité, la solidarité, la fraternité du peuple congolais tant recherchée. C’est une condition sine qua non pour préserver la paix à l’issue desdites échéances électorales », a ditRaphaël Mututa.

Le président de la Fondation katangaise souhaite que les futures élections devraient « permettre à tout celui qui a des ambitions politiques d’y participer et que seules les urnes sanctionnent tous et chacun. »

Par ailleurs, cette structure salue la décision du président Joseph Kabila de renoncer à un troisième mandat.

 

 

Canu/CR

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