RDC-Présidentielle 2018 : 26 candidats pour un seul « Fauteuil », les OSC saluent J. Kabila

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La Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a clôturé mercredi 8 août 2018, le dépôt des candidatures, aux élections présidentielle et législatives nationales, officiellement prévues le 23 décembre prochain. En attendant la publication des listes provisoires des candidats retenus, 26 dossiers de candidatures à la Magistrature suprême, ont été enregistrés à la Centrale électorale.

 

D’ores et déjà, la Ceni félicite les candidats indépendants, ceux des partis et regroupements politiques aussi bien pour le respect des délais prescrits dans le calendrier électoral, que pour leur remarquable implication dans le processus en cours.

Parmi les différents candidats qui ont déposé leurs candidatures hier, figurent entre autres, les Premiers ministres honoraires Antoine Gizenga, Adolphe Muzito, Samy Badibanga, et l’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité, et actuel Secrétaire permanent du parti présidentiel, Emmanuel Ramazani Shadary. A ceux-là s’ajoutent Martin Fayulu et Gabriel Mokia, ainsi qu’une dizaine de candidats indépendants.

 

RAMAZANI SHADARY PROMET « UN PROJET DE SOCIETE DU PEUPLE »

 

Pour ce candidat du FCC, Joseph Kabila demeure un homme exceptionnel en Afrique, même à travers le monde, en ce qu’il tient parole.  » Il a dit qu’il n’y aura pas de problème, qu’il n’y aura pas de 3ème mandat. Aujourd’hui, il a tenu parole. Après la consultation de tous les cadres du FCC, il a daigné désigner ma modeste personne à ce poste combien très important. C’est un honneur pour moi et avec le temps, nous allons décliner le projet de société du FCC qui du reste, est un projet de société du peuple. Le peuple a besoin de la paix, de la reconstruction, du social… c’est ce que nous allons faire », a-t-il promis.

 

ADOLPHE MUZITO DEPOSE SOUS LE LABEL DE NOUVEL ELAN

 

Pour ce Premier Ministre honoraire, le fait de déposer sa candidature à la présidentielle de 2018 ne l’éloigne pas de son parti, le Palu.  » Moi, je suis un militant de ce parti. Il faut faire une différence entre le Palu d’en haut et celui de la base. Et, c’est cette base qui est d’accord avec moi. Le Patriarche Gizenga a levé l’option que le parti présente des candidats à tous les niveaux. C’est ce que j’essaye de faire en accord avec la base du parti.  »

L’élu de Kikwit précise qu’il a déposé sa candidature avec la bénédiction du patriarche Antoine Gizenga. Réconforté par son bilan positif de son bail à la Primature, le P.O de l’  » Université populaire  » croit dur comme fer que le peuple s’en souviendra.  » Les Congolais savent ce que j’ai fait quand j’étais chef du Gouvernement…Qu’est-ce que j’ai trouvé dans les caisses de l’Etat et ce que j’ai laissé. Ils savent également ce que les autres ont fait de ce que j’ai laissé « , a-t-il souligné.

 

Mais pour lui, le problème à résoudre demeure celui de la machine à voter et du fichier électoral.  » Il est bon pour qu’on aille aux élections de manière apaisée, qu’on puisse trouver un consensus sur ces deux points qui posent encore un sérieux problème au sein de la classe politique et sociale. A savoir la machine à voter et le Fichier électoral. Ça n’offre pas une plus grande garantie et ne permet pas au grand nombre d’aller voter avec la plus grande transparence », a souligné Adolphe Muzito.

 

Samy Badibanga déterminé à mener un combat contre les inégalités sociales et économiques

 

Ancien Premier ministre issu de l’Accord de la Cité de l’Union africaine, Samy Badibanga estime que le grand problème qui mine le pays se trouve au niveau du social.  » Et, pour remédier à cette situation de précarité chronique, nous devons avoir un pays sécurisé pour que la population puisse vivre dans la tranquillité, la quiétude, en vue de permettre aux investisseurs de venir dans notre pays pour pouvoir remonter le très faible niveau de l’économie nationale « .

 

Le deuxième point auquel va s’attaquer Samy Badibanga,  » c’est l’économie et l’orthodoxie dans la gestion de la chose publique.  » Il y a des réformes majeures qu’il faille mener tant sur le plan fiscal que dans d’autres secteurs. Cela va nous permettre d’avoir suffisamment de rentrées dans les caisses de l’Etat pour, finalement arriver à cette formule que j’ai toujours appelée mobilisation des recettes, diversification et redistribution des richesses.  »

 

MARTIN FAYULU VEUT FAIRE DU CONGO, UNE DES MEILLEURES NATIONS DU MONDE

 

 » On ne peut pas avoir un pays, au vu de ses potentialités économiques, extrêmement riche et en même temps, un pays extrêmement pauvre réellement. Il faut que la corrélation richesse-potentielle et richesse réelle soit là. Nous allons bâtir un Congo libre et prospère, qui offre à tous ses fils, l’opportunité d’améliorer le bien-être. Pour cela, il faut un objectif précis, des hommes et des femmes de valeur. Je suis un homme de valeur. Je veux gérer ce pays comme j’ai géré mes entreprises. C’est-à-dire avec un objectif précis, des valeurs réelles, des hommes et des femmes qualifiés pour que le Congo ne soit plus le centre de la risée universelle « .

 

Quant à la candidature commune de l’Opposition, Fayulu se dit prêt à participer à toutes les réunions sur la question.  » Vous savez comment je me suis investi en 2011 pour le candidat commun et je continue à œuvrer pour ça. La Dynamique de l’Opposition, lors de sa convention, a dit clairement que nous plaidons pour une candidature commune de l’Opposition. Mais notre position par rapport à la machine à voter demeure la même. Nous irons aux élections sans cet outil « , a-t-il martelé.

 

Cependant, pour offrir un Congo libre et prospère aux Congolais, le président de l’Ecide, se propose de commencer par la sécurité, gage de toute mobilité libre, de création et de production des richesses.  » Donc nous allons commencer par la sécurité et, en même temps, nous instaurerons un Etat de droit « , a-t-il conclu. MOLINA

 

26 CANDIDATS AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES

 

Dernier jour de dépôt des candidatures pour la présidentielle 2018, la commission électorale nationale indépendante a réceptionné 18 candidats venus déposer leurs dossiers.

 

Il s’agit de :

 

1) Emmanuel Shadari

2) Adolphe Muzito

3) Samy Badibanga

4) Martin Fayulu

5) Yves Mpunga

6) Théodore Ngoy

7) Honoré Ngube

8) Gabriel Mokia

9) Radjabo Mbira

10) Marie José Ifoku

11) Pasteur Maluta

12) Bébé Malwalwa

13) Laure Marie Kawanda

14) Antoine Gizenga

15) Charles Diavena Lutadila

16) Noël Tsiani

17) Michel Okongo et

18) Sylvain Maurice Masheke .

 

Tous ces candidats viennent se joindre à :

 

19) Seth Kikuni

20) JP Bemba

21) Félix Tshisekedi

22) Vital Kamerhe

23) Kin Kiey Mulumba

24) Daniel Shekomba

25) Freddy Matungulu

26) Jean Paul Mokia.

 

LES OSC SALUENT KABILA POUR LE RESPECT DE LA CONSTITUTION ET L’INVITENT A LA DESCRIPATION POLITIQUE

 

Les Organisations de la Société Civile (OSC) se félicitent du respect de l’article 70 de la Constitution par le Président KABILA KABANGE Joseph, en faisant annoncer qu’il ne se présente pas à la présidentielle du 23 décembre 2018. En outre, elles l’invitent à procéder, urgemment, à la mise en œuvre des mesures de décrispation.

 

Soutenant l’appel à la paix et l’inclusivité de la Conférence Episcopale Nationale de la RDC (CENCO) du 07 août, les OSC signataires rappellent que l’Accord du 31 décembre 2016 a pour objectif de résoudre la crise politique née de l’interruption de la régularité et la continuité du processus électoral. De ce fait, elles recommandent vivement la mise en œuvre du chapitre V relatif aux mesures de décrispations restées en souffrance, notamment :

  1. La cessation des poursuites politiquement motivées contre KATUMBI CHAPWE Moïse ;
  2. Et, la libération des prisonniers politiques emblématiques dont DIOMI NDONGALA Eugène, DIONGO SHAMBA Franck, Bâtonnier MUYAMBO KYASSA Jean-Claude, ainsi que les prisonniers d’opinions, notamment BENI Carbone, BOPOMI Mino, KALONJI Cedric, TSHUNZA Grace et KABEYA Palmer.

Les OSC rappellent, par ailleurs, que la décision de ne pas présenter la candidature de KABILA s’inscrit dans l’esprit de l’Accord politique dont les autres points déjà appliqués sont:

  1. Point II.2 : Le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur élu;

 

Point III.2.2. : Les députés et sénateurs restent en fonction jusqu’à l’installation effective de nouvelles assemblées législatives et délibérantes ;

Point III.3 : Le Gouvernement est dirigé par l’opposition ;

Chapitre VI : Les membres du CNSA sont désignés pour assurer le suivi de l’Accord.

 

Fait à Lubumbashi, le 08 août 2018.

Les OSC signataires :

  1. Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH)
  2. Association Congolaise d’Accès à la Justice (ACAJ)
  3. Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO)
  4. Centre des Droits de l’Homme et du droit Humanitaire (CDH)
  5. Groupe d’Action Non-Violence Evangélique (GANVE)
  6. Humanisme et Droit Humain (HDH)
  7. Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH)
  8. JUSTICIA ASBL
  9. Maman Ni Maman
  10. Nouvelle Dynamique Syndicale (NDS).

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