RDC-Présidentielle 2018 : F. Matungulu, candidat de la SYENCO, « disposé à travailler avec JP Bemba »

0
230

Le professeur Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, président national du parti Congo Na Biso (CNB, opposition) qui a été plébiscité mardi 31 août 2018 à Kinshasa « candidat à la présidentielle du 23 décembre » pour le compte du regroupement politique Synergie électorale pour notre Congo (SYENCO), est « favorable à l’idée d’une candidature unique de l’opposition à la présidentielle (et) disposé à travailler avec Jean-Pierre Bemba et le MLC (Mouvement de libération du Congo) pour cette fin ».

Dans son allocution prononcée devant des centaines de militants de son regroupement politique réunis siège de Congo Na Biso, l’ex-patron du méga ministère Economie-Finances-Budget (2001-2003) et ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI) « accepte cette candidature qui va l’aider à mettre au profit de la majorité des Congolais ses nombreuses expériences et compétences approuvées », s’il sera élu président de la République.

« Un premier magistrat patriote, bien formé et d’expérience avérée »

Freddy Matungulu soutient qu’il s’agit d’un appel de sa « conscience de Congolais soucieux du bien-être de mes compatriotes ».
« Cette grande expérience de service à ma mère patrie, m’a appris plusieurs leçons. Premièrement, contrairement à ce que l’on dit à longueur des journées, la médiocrité n’est pas une fatalité pour le Congo. Les grandes décisions en matière de gestion d’état reviennent toujours à l’homme politique, pas aux experts. Pour que le pays avance, il faut donc que le premier magistrat qui arbitre et tranche en dernier essor soit patriote, bien formé et d’expérience avérée. Ces deux expériences de mon passage au gouvernement expliquent ma présence sur la scène politique nationale », a-t-il affirmé.
Et d’jouter : « Au niveau de la SYENCO, nous avons pris l’option de travailler avec l’opposition pour que l’on puisse mettre en place une candidature commune d’opposition à la présidentielle. Et nous n’irons évidemment pas à la CENI (Commission électorale nationale indépendante) déposer notre candidature tant que les discussions en cours sur la mise en place de ce candidat commun d’opposition n’auront pas abouti. Pour que, je l’espère, rapidement, on arrive à trouver un consensus sur celui d’entre nous qui pourrait être le porte-étendard de l’opposition à la prochaine présidentielle ».

« Moi, j’avoue que nous avons commencé ce travail depuis plusieurs mois, mais qu’il n’a pas beaucoup avancé. L’avantage que nous avons cette semaine, c’est que nous allons finalement avoir d’autres acteurs importants qui arrivent au pays : on a parlé du sénateur Jean-Pierre Bemba, mais peut-être aussi de Moïse Katumbi. Et je crois que l’arrivée de tout ce monde au pays donnera un nouvel élan », a-t-il assuré.

Angelo Mobateli

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here