RDC-Etrange cadeau d’anniversaire : Lumbi reconnaît en Kabila le garant de l’ordre public !

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L’ex-conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité a choisi la date du 4 juin 2018 pour tenir sa conférence de presse le 4 juin 2018, date d’anniversaire de la naissance de Joseph Kabila. Comme pour passer un «message subliminal» !

 

Pourtant, il semble ne plus se souvenir de son mot d’ordre du 24 octobre 2017 selon laquelle «Monsieur Kabila ne DOIT pas demeurer au pouvoir au-delà du 31 décembre 2017». Certainement plusieurs Rossy Mukendi y avaient cru…

 

«La RDC, notre pays, va mal très mal. Et les évènements récents ne sont pas de nature à rassurer notre peuple. L’environnement politique continue encore et toujours à être volontairement crispé. Ni le Président de la République, ni le Gouvernement, ni aucune institution de l’Etat n’ont daigné relever les erreurs graves et volontaires enregistrées sur le fichier électoral, le Président et le Gouvernement continuent à fermer les yeux sur l’entêtement qu’affiche la CENI à imposer la machine à voter, les harcèlements de l’opposition pour l’empêcher de tenir des Meetings dans les espaces publics ou privés s’accentuent.

 

Ajouter à cela, les nombreuses déclarations sur l’éventualité d’une troisième candidature du Président Kabila, et nous comprendrons que nous cheminons sûrement vers un désordre absolu très probablement planifié par la Majorité»…

 

C’est par ces termes que Pierre Lumbi introduit son texte de conférence distribué à la presse le 4 juin 2018. Y sont abordés les sujets relatifs successivement à la décrispation politique, à l’audit du fichier électoral, à la machine à voter, à l’éventualité du 3ème mandat, à la Cour constitutionnelle, à la crise sociale et au calendrier électoral.

 

Manifestement, le sujet principal étant le 3ème mandat, Pierre Lumbi note à cet effet : «Toutes les rumeurs et déclarations sur l’éventuelle candidature du Président Kabila aux prochaines élections ne font qu’aggraver un environnement politique déjà insoutenable. Le président de la République ne peut pas continuer à feindre d’ignorer une situation qui ne fait que se détériorer chaque jour davantage. Il est de son devoir, en tant que garant de l’ordre public, d’y mettre un terme en déclarant solennellement, comme plusieurs organisations nationales et internationales n’ont cessé de la lui demander, qu’il ne se représentera pas pour une 3ème fois. Ainsi, nous lançons un appel solennel à la conscience et à la responsabilité personnelle du Président de la République, que par action ou par omission, se trouve être au centre de la crise actuelle.

 

Nous attirons sa particulière attention sur sa responsabilité première dans la situation que traverse notre pays. Il ne gagne rien en gardant le silence face à la crise qui s’accentue chaque jour davantage».

 

Pas plus tard que le 24 mai dernier, au cours de sa conférence de presse engageant la Cenco, l’abbé Donatien Nshole a déclaré aux points 11 et 12 de son texte textuellement ceci :

 

«Plus grave encore est la série de déclarations que l’on enregistre de la part de certains ténors de la Majorité présidentielle qui évoquent la possibilité d’un autre mandat pour l’actuel Président de la République, au grand mépris de notre chère Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre qui est clair à ce sujet» et «Ces propos, motivés par les intérêts de leurs auteurs et non du Chef de l’Etat qui ne gagnera pas à être responsable de l’embrasement du pays, doivent être déconseillés par ceux qui aiment le Congo car, ils peuvent facilement déboucher sur des situations de violence préjudiciables pour la paix et la stabilité de la RDC et de toute la sous-région».

 

A comparer ces extraits, on peut supposer la même main dans la rédaction de ces textes.

 

Le spectre des violences 

 

Deux observations sont à faire d’emblée :

 

La première est le suggestionnement des troubles résultant de l’annonce non pas du 3ème mandat mais de son éventualité, c’est-à-dire de quelque chose d’hypothétique.

 

Que demande-t-on concrètement au Président Joseph Kabila ? De se prononcer justement sur quelque chose d’hypothétique : sa candidature ou non à l’élection du 23 décembre 2018.

 

Pourtant, il l’a fait formellement en janvier dernier en renvoyant tout le monde à la Constitution (qui ne prévoit pas de 3ème mandat), à l’Accord de la Saint Sylvestre (qui écarte toute tentative de référendum ou de révision de la Constitution) et au calendrier électoral (quasiment muet sur l’un et l’autre).

 

Le non-sens des «conseils» de Pierre Lumbi et de l’abbé Donatien Nshole s’explique du reste par la proximité de la période de dépôt des candidatures pour la présidentielle, les législatives et les provinciales. Dans le calendrier électoral, elle est comprise entre le 24 juillet et le 8 août 2018, soit dans moins de deux mois.

 

Le spectre des violences ne s’explique pas s’ils donnent rendez-vous au peuple à cette période ! Or, ils n’ont pas envie de le faire. Preuve, si besoin est, qu’ils préparent plutôt la population aux troubles à l’ordre public, comme si les victimes de leurs déclarations antérieures ne suffisent pas et qu’il faille atteindra un «quota».

 

Message subliminal réservé aux «initiés»

 

La seconde observation est, on s’en doute, la manipulation de l’opinion via ce type de déclarations.

 

Le 24 octobre 2017, Pierre Lumbi, agissant en qualité de président du Conseil des Sages de Rassemblement, avait lancé un appel à «tous les Congolais, de l’intérieur et de l’extérieur, à prendre la mesure de la gravité de la situation actuelle et à se mobiliser pour que nous puissions gagner ce combat de notre génération ». Et d’affirmer, tenez bien, «Puisque le devoir de l’article 64 de la Constitution s’impose à tous et à chacun de nous, Monsieur Kabila ne DOIT pas demeurer au pouvoir au-delà du 31 décembre 2017».

 

Alors que l’Udps était dans la logique de l’expiration de l’Accord de la Saint Sylvestre et du démarrage de la fameuse «Transition Sans Kabila» à partir du 1er janvier 2018, c’est le même Pierre Lumbi, agissant cette fois-ci en qualité de président du G7, qui va adresser à Félix Antoine Tshilombo la lettre du 9 janvier 2018 portant les références 001/SEN/G7/PN/2018 avec pour objet «position du Rassop sur l’Accord du 31 décembre 2016».

 

Ces deux premiers paragraphes sont amplement édifiants : «A cette étape importante de notre lutte commune pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays, il est fondamental que nos points de vue soient toujours harmonisés sur les questions essentielles notamment de stratégie et de communication de manière à renforcer notre unité et l’efficacité de notre actions» et «Dans ce sens, le G7 estime notamment qu’il convient que nous ayons le même entendement sur le sort de l’Accord politique et inclusif du 31 décembre 2016 à la date de ce jour ainsi que sur les voies et moyens d’atteindre l’objectif stratégique de la ‘transition sans Kabila’. Nous devrions aussi convenir des éléments de langage à tenir quant à ce».

Evidemment, sur «Top Congo Fm», Christophe Lutundula venait de prendre à contre-pied la position de l’Udps. «L’accord couvre la période préélectorale et la période électorale, c’est-à-dire la période qui commence de la signature de l’accord jusqu’à l’installation effective des institutions issues des élections. Donc, l’accord est toujours en vigueur», a-t-il déclaré le 2 janvier 2018.

 

Entendre Pierre Lumbi reconnaître maintenant en Joseph Kabila le garant de l’ordre public alors que depuis septembre 2015, il le qualifie de dictateur et depuis 2017, il le présente comme fin mandat, illégitime, illégal etc.,  il y a comme un message subliminal réservé aux «initiés».

Une sorte d’exhortation à reprendre les choses en mains ! En d’autres termes, d’arrêter la recréation !

DECLARATION DE PIERRE LUMBI : « LE PEUPLE CONGOLAIS NE TOLERERA AUCUN REPORT DES ELECTIONS »

« La RDC, notre pays, va mal, très mal. Et les évènements récents ne sont pas de nature à rassurer notre peuple. L’environnement politique continue encore et toujours à être volontairement crispé.

Ni le Président de la République, ni le Gouvernement, ni aucune institution de l’Etat n’ont daigné relever les erreurs graves et volontaires enregistrées sur le  fichier électoral, le Président et le Gouvernement continuent à  fermer les yeux sur l’entêtement qu’affiche la CENI à imposer la machine à voter, les harcèlements de l’opposition pour l’empêcher de tenir des Meetings dans les espaces publiques ou privées s’accentuent.

Ajouter à cela les nombreuses déclarations sur l’éventualité d’une troisième candidature du Président Kabila, et nous comprendrons que nous cheminons sûrement vers un désordre absolu très probablement planifié par la Majorité.

« ENSEMBLE pour le changement » est très préoccupé par cette situation et vient vous donner ici sa position :

Concernant la décrispation politique

A ce jour, malgré les recommandations de l’Accord de la Saint Sylvestre, aucune mesure de décrispation politique sérieuse n’a été véritablement d’application.

En effet, à moins de deux mois de l’ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures pour l’inscription des candidatures présidentielles et des députés nationaux, aucun opposant politique emblématique n’a été libéré ; aucun exilé politique n’a pu retourner au pays ; le contentieux du dédoublement des partis politiques n’a pas été vidé ; les espaces démocratiques et médiatiques n’ont pas été libéralisés ; les poursuites judiciaires  contre les opposants n’ont pas été abandonnés ; les mesures d’interdiction des manifestations pacifiques n’ont pas été levées ; la liste des partis politiques autorisés à participer au processus électoral a été publiée avec des irrégularités intentionnelles graves.

En plus de cela, nous assistons à un harcèlement politique, judiciaire, policier et violent des membres de l’opposition, en particulier ceux de notre plate-forme « ENSEMBLE pour le changement », et même du Clergé. A titre d’exemple, nous citons :

Dans la nuit du 31 mai au 1erjuin, des militaires ont attaqué le siège du PND à Lubumbashi. Après avoir tiré à balles réelles, paniquant le quartier, les assaillants ont concentré le feu sur le mur qui portait l’effigie du Président KATUMBI où ils ont mis le feu, se faisant auteurs d’une attaque armée, d’une tentative de meurtre des occupants des lieux et d’une destruction méchante ;

Dans la nuit du 02 au 03 mai 2018, aux environs de KYAVINYONGE en territoire de BENI, les grands parents de l’Honorable NZANGI MUHINDO BUTUNDO ont été massacrés par un groupe de personnes habillées en tenues FARDC ;

Le 09 mai 2018 à Kisangani, l’Honorable Dieudonné BOLENGETENGE, Coordonnateur Régionalde « ENSEMBLE pour la Tshopo et le Bas-Uélé » a été l’objet de menaces et de provocations des forces qui ont tenté d’empêcher  l’installation de nos structures de base ;

Le 20 mai 2018 à BUKAVU, l’honorable Jean-Claude KIBALA, coordonnateur Régional de « Ensemble pour le Sud Kivu », a échappé de justesse à une tentative d’enlèvement par des militaires qui se sont ensuite réfugiés dans l’enceinte de l’Etat-Major des FARDC ;

Le 24 mai 2018, à Bunia, certains responsables de « ENSEMBLE », parmi lesquels l’honorable Norbert EZADRI,  ont été séquestrés quand ils ont voulu procéder à l’installation locale de la plateforme ;

Le samedi 02 juin 2018, le Centre Interdiocésain de Kinshasa a fait l’objet d’une violation de domicile manifeste, avec menace de mort, de la part du Bourgmestre de la Commune de la Gombe qui a fait arracher deux banderoles sur lesquelles étaient rappelés deux des principes fondamentaux de l’Accord de la Saint Sylvestre, à savoir :   « pas de 3è mandat présidentiel. » et « pas de révision constitutionnelle ».

Pendant ce temps, la MP bat campagne, en toute violation de la loi, pour le candidat KABILA à travers la tournée du PPRD et les grandes artères des villes du pays sont parsemées de matériel de propagande allant dans ce sens.

Nous exigeons qu’une enquête sérieuse contre ces exactions soient menée et que les coupables soient traduits en justice.

Comble de ces harcèlements, l’acharnement s’accroit sur Moïse KATUMBI. Procès après procès, le pouvoir ne cesse d’inventer grossièrement des affaires à sa charge afin d’obtenir sa condamnation et ainsi son élimination de la course à la présidentielle. De l’affaire farfelue de recrutement des mercenaires aux accusations graves et ridicules de préparation d’une rébellion à partir du territoire d’Aru en Ituri, en passant par celles de prétendues escroquerie immobilière et de détention d’une nationalité étrangère, le pouvoir en place a opté pour la diabolisation de Moïse KATUMBI, allant jusqu’à l’accuser ou le soupçonner des faits sans aucun fondement. Il est victime de l’arbitraire et du harcèlement judiciaire par le pouvoir. Celui-ci continue à s’acharner sur Moïse en dépit de son innocence prouvée par la commission de décrispation politique de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

Nous exigeons que ces poursuites fantaisistes contre Moïse KATUMBI  soient purement et simplement abandonnées, qu’on le laisse rentrer librement au pays pour qu’il puisse être le Candidat de « ENSEMBLE pour le changement » à l’élection du 23 décembre 2018. Seul l’avenir des congolaises et des congolais le préoccupe.

Ce climat de terreur et de violence croissante constitue une lourde menace non seulement pour l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées, mais aussi pour la paix dans notre pays et dans la Région. Nous exigeons que tous les prisonniers politiques soient libérés et que cessent le harcèlement  des forces politiques de l’opposition.

Concernant l’audit du fichier électoral

Nous ne reviendrons pas sur toutes les erreurs graves qui ont été relevées par la mission d’audit conduite par l’O.I.F d’autant plus que les forces politiques de l’opposition les avaient déjà dénoncées bien avant.

Pour cela, nous exigeons que ces erreurs soient corrigées, que les responsabilités soient dégagées et les coupables volontaires ou non, soient sanctionnés.

Raison pour laquelle, nous en appelons à la responsabilité du Président KABILA, de considérer qu’il est de son devoir, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions d’interpeller la CENI pour incompétence et négligence graves.

Nous l’interpellons également sur la responsabilité du Gouvernement et  de la CENI dans les troubles qui peuvent subvenir suite aux erreurs planifiées, volontaires et  bien organisées pendant l’enrôlement pour corrompre le fichier électoral.

Concernant la machine à voter

 L’entêtement à vouloir imposer la « machine à voter » qui n’est rien d’autre qu’un « vote électronique, une technologie décriée par tous les partenaires y compris son pays de fabrication, la République de Corée du Sud, cache à peine les mauvaises intentions du pouvoir en place, pour qui, le détournement des votes deviendrait désormais aisé. Cette technologie n’a d’ailleurs plus de raison d’être d’autant plus que le principe du seuil et du paiement de la caution lors du dépôt des candidatures retenu dans la loi électorale, a résolu le problème de bulletins kilométriques et volumineux par le regroupement des partis politiques tout en impactant positivement sur le budget des élections.

Concernant  l’éventuel 3ème  mandat du Président Kabila

Toutes les rumeurs et déclarations sur l’éventuelle candidature du Président Kabila aux prochaines élections ne font qu’aggraver un environnement politique déjà insoutenable. Le président de la République ne peut pas continuer à feindre d’ignorer une situation qui ne fait que se détériorer chaque jour d’avantage. Il est de son devoir, en tant que garant de l’ordre public,  d’y  mettre un terme en déclarant solennellement, comme plusieurs organisations nationales et internationales n’ont cessé de lui demander, qu’il ne se représentera pas pour une 3ème fois.

Ainsi, nous lançons un appel solennel à la conscience et à la responsabilité personnelle du Président de la République, qui, par action ou par omission, se trouve être au centre de la crise actuelle.

Nous attirons sa particulière attention sur sa responsabilité première dans la situation que traverse notre pays. Il ne gagne rien en gardant le silence face à la crise qui s’accentue  chaque jour davantage.

Concernant la Cour Constitutionnelle

 Cette Cour est prévue par la Constitution comme l’organe compétent pour la gestion du contentieux des candidatures et du résultat de vote pour les élections présidentielle et législatives nationales. A cet effet, elle peut, en dernier ressort, invalider des candidatures et rectifier les résultats de vote.

Malheureusement, en référence à certaines décisions iniques intervenues dans le cadre du processus électoral, cette haute Cour a administré la preuve de son instrumentalisation par le régime Kabila, comme le témoignent ses arrêts autorisant respectivement la nomination des Gouverneurs de province (Commissaires Spéciaux) (septembre 2015) et la prorogation de fait du mandat du Président de la République (octobre 2016), rendus en violation flagrante de la Constitution, de sa loi organique et son règlement intérieur.

Concernant la crise sociale (Etudiants, Enseignants, fonctionnaires, chauffeurs, médecins)

 

La banalisation de la détresse du Peuple congolais, l’irresponsabilité, l’inconscience et le cynisme criminels des autorités congolaises qui, pour des raisons fallacieuses, ont même refusé de participer à la Conférence des donateurs humanitaires à Genève, nous interpelle tous.

 

La situation sociale se détériore au jour le jour notamment avec le blocage du SMIG, des grèves à répétition des médecins, des chauffeurs de taxis et de taxis-bus, des anomalies dans la paie des fonctionnaires, des frais exorbitants imposés par le ministère de l’éducation et les provinces pour la participation aux examens d’état et au TENAFEP, qui violent le principe de la gratuité de l’enseignement primaire. Cette situation sociale plonge une majeure partie de la population dans la précarité la plus abjecte.

Concernant le  calendrier électoral

Pour notre plate-forme « Ensemble pour le Changement», cette situation exige que l’on aille le plus rapidement possible aux élections afin de doter le pays des institutions légitimes stables pour que le peuple congolais se mette enfin au travail afin de produire les richesses et combattre la pauvreté.

C’est ainsi que nous invitons nos amis de la Majorité à la lucidité, à la retenue, à la sagesse et au bon sens car les problèmes de ce pays ne vont pas se résoudre par la violence ni par la haine. Ils ne se résoudront pas, non plus, par l’exclusion de certains de ces enfants  a participé aux prochaines élections sur base des prétextes fallacieux fabriqués dans des officines politiques obscures.

Nonobstant tout ce qui a été planifié par la Majorité au pouvoir pour biaiser le processus électoral, le peuple congolais ne tolérera plus aucun report ; le 23 décembre 2018 prévue pour des élections combinées (présidentielle, législatives et provinciales) est une date ultime pour tous et ne doit plus être dépassée quelles qu’en soient les circonstances ».

Omer Nsongo die Lema

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