RDC-Nord-Kivu : De 2007 à 2018, un pas de Géant

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Son destin se confond avec l’histoire du Nord-Kivu Est de RD Congo). Administrateur du territoire, Maire de la ville, député provincial, puis national flamboyant ; depuis la révolution de l’Afdl, Gouverneur depuis 2007, avec onze années au pouvoir déjà, Julien Paluku a su imprimer un changement notable dans sa province, devenue modèle et attrayante.

Le Gouverneur Julien, passe aujourd’hui le cap de onze ans de règne caractérisés par des profondes et importantes réformes sociales, politiques et économiques. A cette occasion, le tout premier Gouverneur démocratiquement élu du Nord-Kivu, a été très attentive sous un regard perçant entre ses lunettes de vigilance, raisonnant vers l’avenir, aux épatantes démonstrations faites dans la salle de la cérémonie, à l’occasion, par des génies élèves de l’école du cinquantenaire.

Lui qui ne se passe plus de ses lunettes ‘’double observation’’, ironise l’un de ses proches, a sensiblement transformé le destin de tout un peuple, de toute une province. C’est le 27 janvier 2007, au soir que Julien Paluku Kahongya, député provincial mieux élu de la ville de Butembo (capital économique de la province, à 450Km plus au nord de Goma), fut élu Gouverneur, distançant largement son challenger. Onze ans sont passés, et indéniablement le Nord-Kivu bouge.

Elève modèle

Avec l’organisation à Goma de la toute dernière conférence des Gouverneurs, le Nord-Kivu, a su convaincre ses hôtes sur son statut de province modèle de développement socio-économique. Sur ce plan économique, la mise en place d’un cadre d’échange et de travail avec les opérateurs économiques a permis de booster l’économie de la province. Dopant de ce fait les échanges commerciaux entre le Nord-Kivu et ses voisins et surtout les grands marchés du monde : Asie, Europe, Amérique et Afrique. Faisant de l’économie de la province, l’une de plus prolifique de la RD Congo ; et c’est nonobstant la persistance de certains foyers d’instabilité sécuritaire.

L’énigme Julien Paluku Kahongya, n’en est plus une. Longtemps, le jeune homme pétrit dans le moule de la gestion de la res publica qui présentant son programme adopté à l’hémicycle provincial, ce janvier de 2007, sous les yeux incrédules de certains députés et acteurs socio-politiques, de ses compatriotes et de la communauté nationale ; a su faire de la conviction un allié. Dans un pays habitué depuis quatre décennies aux provinces dirigées par des personnalités écrasantes, populistes, ce jeune député qui écoute plus et agit par conviction, était à la fois un risque et une chance. Risque d’être balayé par l’un de ses mentors, ce qui ne fût plus possible. Chance d’être le chef moderne, modeste, avisé, légale et légitime qui saura faire avec la province du Nord-Kivu, de l’état de satrapie vers les rivages de la bonne gouvernance émergente. Tel prôné par le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Emergence du Congo, Burec, sa formation politique. Il a mis à profit sa perspicacité politique, pour asseoir la stabilité politique dans province, imprimant un dialogue franc et constructive avec les institutions provinciales, telle l’Assemblée provinciale.

Ainsi, avec la DGRNK (Direction Générale des Recettes du Nord-Kivu), la province, connaît un accroissement exponentiel de ses recettes. De 600.000$ l’an en fin 2006, elle vacille aujourd’hui, à plus de 1.000.000$ par mois. Il en est de même, des différentes régies financières dont les agents ont pris progressivement conscience de la maximisation des recettes au trésor public, faisant sienne la lutte contre la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics, cheval de batail du Gouv’ Kahongya.

Routes et ponts modernes

L’autre secret que sans doute le patron de l’exécutif provincial a eu à partager avec ses pairs Gouverneurs, est la formation ou mieux la remise à niveau des agents au diapason de la nouvelle technologie de la communication et de l’information. C’est un logiciel rassurant et sécurisant qui reste utilisé en province par les services générateurs de recettes. En plus, la modernisation des infrastructures a sans nul doute été le point saillant. Les routes étant un pilier du développement (Julien le sait très bien, en sa qualité de technicien en développement), le Gouv’, en a fait un cheval de bataille. Outre la ville de Goma, avec ses principales artères asphaltées à 80%, le Kilomètre témoin, étant l’un des axes phares ; la ville de Beni, est en pleine réhabilitation de ces infrastructures routières. Le cas aussi de Butembo, qui a vu pour sa toute première fois, depuis la création du monde, ses premiers kilomètres de route asphaltée. ‘’Maintenant, je peux mourir’’, disait un septuagénaire lors du finissage des travaux d’asphaltage de la route principale au centre-ville de Butembo. Avec son vaste programme de relance économique, les routes de desserte agricole, ont subis une sérieuse transformation. Ce qui a même permis, la réouverture depuis des années, de l’axe Goma-Walikale,  Kobokobo-Ngungu, Sake Kichanga-Pinga (territoire de Masisi), Rutshuru centre-Bunagana, Kiwanja-Ishasha, Rwindi-Nyanzale (territoire de Ruthuru), Beni ville-Mutwanga, Kasindi où désormais, c’est un puissant pont qui est jetée sur la rivière Lubiria, à titre d’exemple. Avec des dizaines des ponts métalliques et en béton armés répondant aux normes architecturales modernes, le cas des ponts : Kangoté, Malepe, Rwindi, Bihambwe, Mema,…l’executif provincial a su avec doigté facilité le transport des biens et des personnes.

…Beau à étudier …beau à se soigner

Enseignant d’université, Julien, qui a aussi fait preuve dans l’enseignement secondaire, s’est beaucoup attardé sur le chantier santé et éducation. Des structures sanitaires (dispensaires, hôpitaux) ont été construites et équipés dans presque tous les groupements et chefferies de la province. Ce qui permet à ces jours la baisse sensible de la mortalité infantile et des femmes enceintes (lesquelles jadis devaient parcourir des dizaines de kilomètres pour joindre un centre de santé), concluent plusieurs études. Depuis des mois, les grands hôpitaux à travers les grandes villes et les grandes agglomérations, bénéficient d’un suivi régulier. Ils ont été réhabilités et petit à petit équipés et régulièrement approvisionnés en médicaments. Le cas frappant, celui de l’hôpital provincial de Goma, où désormais, il fait beau se soigner. ‘’Ici, la sérénité a repris cours et les malades se sentent chez eux’’, affirme une infirmière.

A Goma, une imposante bâtisse, l’Ecole du Cinquantenaire, fait jaser. Devenue modèle dans la région, cette école, où sont enseignées la pétrochimie et l’aviation entre autres, fruit du génie créateur du patron de l’exécutif provincial, rivalise d’ardeur avec les grandes écoles occidentales. L’ancien ministre de l’Education nationale, Maker Mwangu, l’avait même insinué. Avec ses infrastructures descentes (bibliothèques, réfectoires, internats, réseau internet,… elle offre par ses formations de qualité, un enseignement technique qui rime avec l’évolution contemporaine.  Sur fond propre de l’exécutif provincial, près d’une centaine d’écoles primaires et secondaires répondent aujourd’hui aux normes modernes dictées par l’Unesco.

Lier à la paix

Jour pour jour, de Walikale à Beni en passant par Masisi, Nyiragongo, Ruthsuru et Lubero, le Gouverneur Julien, pendant 11 ans, ce Gouv’, politicien aguerrit, a été de tous les combats. Sa présence, a été aussi remarquable et sa participation constructive pour la consolidation de la paix à l’Est. De Kampala à Addis Abeba en passant par Kigali, Nairobi et Bujumbura, il a fait preuve d’efficacité. En patriote convaincu, il a pu épater et convaincre même les plus incrédules et pessimistes parmi les ennemis du peuple rdcongolais. C’est avec cette conviction et détermination, qu’il s’est rendu jusque dans les fiefs tenus par des seigneurs de guerre pour parler paix. NKunda, Tcheka, Jackson,… peuvent en témoigner. ‘’S’ils avaient compris le message de paix du Gouv’ ils ne seraient pas dans des inconfortables situations actuellement’’, reconnaît, un acteur de la société civile.

En réalité, si Julien Paluku de 2007 a sans doute beaucoup appris et progressé, prenant peu à peu conscience de ses capacités manœuvrières, c’est sans doute au service du peuple que ces acquis seront crédités.  Onze ans après son accession au pouvoir, Julien Paluku, a tenu une bonne partie de ses engagements électoraux. La relance économique, la restauration de la paix, la réconciliation communautaire, même si elle n’a pas encore mis fin à l’activisme de certains groupes armés réfractaire. Le retour du Nord-Kivu sur la scène nationale et sous régionale est une évidence. ‘’Certes, beaucoup de choses ont été faites. Mais les problèmes, d’accès à l’eau, de corruption, entre autres, sont toujours posés et (le combat continu, a toujours martelé le Gouv’). Même si c’est avec moins d’acuité’’, analyse un professeur d’université.

Onze années au pouvoir et peut être cinq autres de plus s’il est réélu lors des prochaines élections, le neuvième gouverneur du Nord-Kivu deviendrait ainsi celui qui aura effectué le plus long « règne » que ces prédécesseurs. Une place de choix dans l’histoire, mais aussi une lourde responsabilité pour celui qui a déjà battu ce record.

 

 

 

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