RDC-Onu : António Guterres, «profondément préoccupé », encourage les dirigeants congolais à faire avancer le processus électoral

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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, demande au gouvernement de la RD Congo, à la CENI et au CNSA de faire  preuve de la volonté politique nécessaire pour faire avancer le processus électoral, dans l’esprit de l’accord du 31 décembre 2016.

Cette recommandation est l’un des points contenus dans le rapport du secrétaire général des Nations unies sur la MONUSCO présenté et débattu mercredi 11 octobre 2017 au Conseil de sécurité.

Antonio Guterres se dit «profondément préoccupé par la précarité des conditions de sécurité qui règnent, sur fond d’incertitude politique persistante», dans plusieurs régions de la RDC.

Puisque «l’impunité ne fait qu’exacerber la violence», le patron de l’ONU exhorte les autorités congolaises à prendre des mesures pour la faire cesser.

Le secrétaire général de l’ONU rappelle que la crise humanitaire en RDC, particulièrement dans la région du Kasaï, est extrêmement préoccupante. Il invite les donateurs à fournir un complément de financement humanitaire en faveur du Kasaï et pour l’ensemble des interventions humanitaires menées dans le pays.

Il exhorte le Gouvernement, dans l’exercice de ses responsabilités, à tout faire pour alléger les souffrances de la population, dont les conditions de vie continuent de se détériorer sous l’effet du ralentissement économique.

Dans ce rapport dont Radio Okapi s’est procurée un exemplaire, Antonio Guterres passe notamment en revue les principaux faits nouveaux intervenus en RDC depuis la publication du précédent rapport le 30 juin 2017.

Le rapport décrit aussi les progrès accomplis dans l’exécution du mandat de la MONUSCO.

Les autorités congolaises appelées à enquêter sur les attaques contre les casques bleus

Le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’Onu ont exhorté, mardi 10 octobre 2017, les autorités congolaises à enquêter rapidement sur les attaques contre les casques bleus et à traduire les auteurs en justice. Ils ont appelé tous les groupes armés du pays à déposer leurs armes et souligné que les attaques visant les forces de maintien de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l’ONU ont fermement condamné l’attaque meurtrière perpétrée lundi 9 octobre par les Allied Democratic Forces (ADF) contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans l’est du pays.

Deux casques bleus du contingent tanzaniens ont été tués et 18 autres soldats de la paix blessés lors d’une attaque menée par les ADF contre une base de la MONUSCO à Manundioma, dans la province du Nord-Kivu.

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus forts « toutes les attaques et provocations perpétrées contre la MONUSCO par des groupes armés » en République démocratique du Congo.

Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur plein soutien à la MONUSCO et exprimé leur profonde gratitude aux pays fournisseurs de contingents et de police à la mission de maintien de la paix. Ils ont également réaffirmé leur plein appui au représentant spécial du secrétaire général en RDC, Maman Sidikou, et à la MONUSCO pour qu’ils s’acquittent pleinement de leur mandat.

Le Conseil de sécurité et le chef de l’ONU ont transmis leurs condoléances aux familles des victimes, à leurs proches et au gouvernement tanzanien. Ils ont souhaité un prompt rétablissement aux soldats blessés lors de cette attaque.

 

RO/CR

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