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RDC-Manono : le CICR offre des soins gratuits aux victimes des conflits armés

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de déclencher, depuis le 10 juillet 2017, une campagne consistant à procurer des soins médicaux gratuits aux déplacées internes du territoire de Manono, dans la province du Tanganyika. Visant particulièrement 10.000 bénéficiaires enregistrées, cette assistance médicale gratuite est offerte à l’Hôpital Général de Référence de Manono (HGRM).

Selon un communiqué de presse diffusé par le CICR, cette action entreprise vise à soulager la souffrance des populations touchées par les violences intercommunautaires entre Baluba et Batwa, qui se sont produites dans cette région depuis décembre 2016.

«Ce conflit a causé le déplacement de milliers de personnes qui vivent dans une situation d’extrême précarité et n’ont aucun accès aux soins de santé», explique Konrad Bark, Chef de Bureau du CICR à Manono. «Ces familles en détresse, commente-t-il, hésitent encore à rentrer chez elles, parce qu’elles craignent d’être une nouvelle fois victimes d’affrontements».

Prise en charge gratuite des blessés

Désireux de répondre aux besoins humanitaires les plus urgents, le CICR a fourni, en décembre dernier, du matériel médical à l’Hôpital général de référence d’Ankoro et à celui de Manono pour la prise en charge gratuite des blessés. Il a ensuite facilité l’évacuation de plusieurs blessés graves vers Goma, au Nord-Kivu, et Bukavu, au Sud-Kivu, afin qu’ils reçoivent les soins médicaux exigés par leur conditions.

Depuis février 2017 en effet, les cliniques mobiles du CICR sillonnent les axes Kamala et Sailoma-Mpiana afin de fournir des soins de santé de base aux populations touchées par les hostilités. A ce jour, 4.000 patients ont déjà bénéficié de consultations gratuites, dont 103 personnes souffrant de malnutrition sévère.

Interpellé par les conséquences des conflits dans cette province de l’ex-Katanga, le  CICR invite vivement les autorités civiles et militaires à poursuivre leurs efforts pour apaiser les tensions entre les deux communautés et à assurer la protection des personnes affectées par les violences dans la province du Tanganyika.

 

Yves KALIKAT

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