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RDC-Tshopo: «tentative d’étouffement» de la motion contre le gouverneur, dénoncent les initiateurs

Les députés provinciaux signataires de la motion de défiance contre le gouverneur de province de la Tshopo (nord-est de RD Congo), Jean Ilongo Tokole, dénoncent une «tentative d’étouffement» de leur démarche.

Selon eux, le président de cet organe délibérant serait appelé d’urgence à Kinshasa par le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, alors qu’ils sont en pleine session de mars.

«Vous avez très bien que la province est par terre. Et nous voulons changer notre province. Nous sommes contre le déplacement du président de l’assemblée provinciale de la Tshopo», a indiqué mardi 9 mai à Radio Okapi le représentant des signataires de la motion, Soleil Mosindo.

Par ailleurs, il a appelé à la vigilance de tous, avant de plaider pour l’implication du président de la République pour mettre fin à ces «manouvres» orchestrées au niveau de la capitale.

A la suite d’une rumeur annonçant un déplacement du président de l’assemblée provinciale, Joël Bafandu, vers Kinshasa, des manifestations de protestation contre ce déplacement ont été organisées notamment par des groupes de jeunes de Kisangani devant le siège de cette institution.

Interrogé par Radio Okapi, Joël Bafandu a cependant indiqué n’avoir pas été notifié officiellement pour un quelconque déplacement urgent à Kinshasa.

Initiée par cinq députés provinciaux, la motion de défiance contre le gouverneur de la Tshopo a été déposée samedi 6 mai au bureau de l’assemblée provinciale. Les signataires accusent M. Tokole de «mauvaise gestion» de la province.

Des jeunes exigent la démission du gouverneur Ilongo

Des jeunes de la société civile de la Tshopo exigent la démission du gouverneur de cette province, Jean Ilongo Tokole. Ils ont lu un mémorandum mardi 2 mai 2017 devant le bâtiment de l’Assemblée provinciale à Kisangani. Ces jeunes se plaignent notamment des conditions de vie de la population.

Selon des témoins, sur les écriteaux portés par les manifestants on pouvait notamment lire : «société zéro », « surtaxation », « famine », « chômage », « démission », « nous voulons le changement ».

«Au lieu d’améliorer les conditions de vie de la population, le gouvernement de la Tshopo les a au contraire détériorées. Cela s’illustre par les cinq mois d’arriérés de ses propres agents, la gestion calamiteuse et opaque avec obstruction totale de système de suivi et contrôle des ressources financières, l’impunité, la dégradation des infrastructures de base, la tracasserie et pire encore l’insécurité grandissante», a fait savoir le président de la jeunesse de la société civile de la Tshopo, docteur Mateus Kanga.

Pour sa part, le porte-parole du gouverneur de la Tshopo déclare que Jean Ilongo n’est pas prêt de démissionner sous la pression «d’une infime minorité de la jeunesse instrumentalisée».

«Le gouverneur de la Tshopo ne peut pas démissionner par la pression de 40 personnes qui se disent jeunes de la société civile. La ville de Kisangani compte plus d’un million d’habitants. La pression qui vient de ces 40 personnes n’apporte rien. Il y a des procédures pour qu’un gouvernement parte», explique Samy Ngubu Isaula.

Le porte-parole du gouverneur estime que le gouvernement provincial de la Tshopo fournit des efforts pour résoudre les problèmes auxquels la province fait face notamment dans le secteur des infrastructures routières.

RO/CR

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