Economie

RDC-Angola: Lufu, un espoir pour les commerçants angolais et congolais

Le marché transfrontalier Lufu accueille le samedi les Angolais qui vendent en gros et au détail des produits nationaux et d’autres qui achètent des vêtements, des chaussures, des bijoux, des appareils électrodomestiques, des téléphones mobiles et divers pagnes venus de la République démocratique du Congo (RDC).

Chaque jour, plus de 100 camions, transportant principalement des marchandises en provenance de Luanda, parcourent 557 kilomètres pour arriver à Lufu.

Selon les camionneurs, avant l’interdiction de la réexportation des marchandises, ils recevaient des marchandises en provenance d’Afrique du Sud, de Namibie et d’autres pays pour les amener en République Démocratique du Congo.

L’une des raisons qui facilitent l’arrivée de ce grand nombre de camions et d’autres véhicules, ont-ils dit, c’est l’asphaltage de toute cette route depuis 2014.

Pour se rendre à Luvu, il est aussi nécessaire de surmonter les obstacles tels que les 25 Km, près du village de Nkuanza, où on trouve une grande pente qui provoque de nombreux accidents.

Lufu : apogée et déclin (?) d’un marché aux prix abordables

Situé à la frontière angolaise dans le territoire de Songololo (Kongo-Central), le marché de Lufu alimente les populations angolaise et congolaise. Cafouillage, sentiment d’omniprésence des agents de l’Etat.

C’est l’impression que produit le marché de Lufu à ceux qui le découvrent pour la première fois. Une équipe de reporters de Radio Okapi s’est rendue sur le lieu.

La grand-route qui mène au marché de Lufu compte trois barrages. Des agents commis à ces barrières contrôlent tous les véhicules et marchandises.

A l’intérieur même du marché de Lufu, cinq services dits «apparents» sont bien présents malgré la présence du guichet unique supposé centraliser les services de:

l’Office congolais de contrôle (OCC)

la Direction générale des migrations (DGM)

la Direction générale des douanes et accises (DGDA)

Programme national de quarantaine

Service d’hygiène.

Un commerçant rencontré sur place s’inquiète de cette situation

«Déjà le véhicules qui arrivent à Lufu font entrer beaucoup d’argent au péage. Et, nous commerçants depuis l’entrée du marché, on nous fait payer à la douane, l’OCC, des militaires… Donc nous payons à plusieurs services ici», s’inquiète-t-il.

Informel à ses débuts, ce marché s’est formalisé en 2003 avec les accords signés entre l’administrateur du territoire de Songololo de la RDC et celui de Mbanza Kongo d’Angola.

Suivant ces accords, le marché se tient une fois du côté congolais et l’autre semaine, du côté angolais. C’est dans cette logique que le marché de Lufu est organisé du vendredi au samedi soir.

On y trouve des produits manufacturés, agroalimentaires, électroménagers, des produits cosmétiques et de nettoyage venant de l’Angola, de la Namibie et voire même de l’Afrique du Sud.

La caractéristique principale de ce marché, les prix accessibles des produits vendus comparés à ceux appliqués notamment sur le marché de Kinshasa.

Grâce au marché de Lufu, d’autres activités connexes se sont développées, comme les résidences temporaires, le service de transport assuré par des privés regroupés au sein de l’Association de chauffeurs du Congo (ACCO)…

Depuis quelques jours, la plupart des produits en provenance de l’Angola comme la semoule de blé, le riz, le sucre, le lait et l’huile végétale… sont devenus rares.

Cette situation est consécutive aux mesures prises par les autorités angolaises depuis un mois pour restreindre l’exportation de certains produits, selon des sources locales. Les commerçants angolais bénéficiaires des facilités fiscales de leur gouvernement avaient pris l’habitude de revendre les biens de première nécessité à Lufu, en RDC, au lieu de les vendre sur leur marché local.

Angop/RO

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